Le samedi 30 mai, les orages ont frappé fort. Entre 50 et 100 litres par m² se sont abattus en quelques heures sur le Brabant wallon — l’équivalent d’un mois entier de pluie en une soirée. Pour l’IRM, c’est la séquence orageuse la plus dévastatrice depuis 10 ans, hors juillet 2021. Caves inondées, voiries fermées, coulées de boue, la Dyle sortie de son lit à Court-Saint-Étienne et à Wavre. La phase provinciale d’alerte a été déclenchée dans la nuit par le gouverneur du Brabant wallon.
Et pourtant. Les ouvrages de prévention ont joué leur rôle. 💧
À Villers-la-Ville, la ZEC provinciale du Gentilsart a atteint 100 % de sa capacité, retenant à elle seule 30.000 m³ d’eau et limitant concrètement la montée des eaux en aval. À Ittre, les zones d’immersion temporaire ont atteint un niveau jamais enregistré jusqu’ici — preuve qu’elles ont absorbé des volumes exceptionnels. À Court-Saint-Étienne, la ZEC de Suzeril a rempli son rôle, comme l’a confirmé le bourgmestre lui-même.

Ces infrastructures ne font pas les gros titres. Mais sans elles, les dégâts auraient été bien plus lourds.
Le Brabant wallon gère aujourd’hui 20 ouvrages hydrauliques — bassins d’orage et zones d’expansion de crue — capables de retenir plus de 380.000 m³ d’eau. Trois nouveaux chantiers ZEC sont en cours simultanément en 2026 : à Villers-la-Ville sur la Thyle, à Chaumont-Gistoux sur le Pisselet, et bientôt à Genappe sur la Cala. L’objectif est clair : dépasser les 500.000 m³ de capacité totale d’ici 2030. Douze autres projets sont à l’étude sur les bassins de la Dyle, de la Gette et de la Senne.
Ces événements nous rappellent que le changement climatique, ce n’est pas une abstraction. C’est une réalité qui s’invite dans nos caves, nos rues, nos nuits. La Province continuera d’investir — avec humilité, mais avec détermination, aux côtés des habitants touchés.
